Mots clés : musique
Quand la musique est bonne…
16 mars 2012 • Posté par tribulate • Dans Je PHILOSOPHE
Il y a une chose dont je voulais vous parler depuis un petit bout de temps et puis comme pour tout, un évènement chassant l’autre, les semaines s’entassent sans que vraiment l’on s’en rende compte. Je trouve que pour une fille férue de sons comme moi, ici, ça ne parle pas beaucoup musique et plaisir des écoutilles. Étonnant.
Toujours est-il que vous devez le savoir, j’aime la musique, j’aime les musiques et j’ai été à bonne école depuis que je suis née, peut-être sommes-nous finalement un poil influencés par notre entourage ? J’aime toutes les musiques car toutes sont différentes et réveillent en moi un sentiment unique. Il n’y a pas de mensonge possible et les états d’âme n’ont pas bonne presse. Seule l’authenticité s’impose aisément et corps et pensées s’évadent. S’opère alors un petit quelque chose sur l’âme, diffèrent selon le style mais qu’il est bon de ressentir et difficilement transcriptible.
Giacomo Puccini m’arrache des larmes profondément enfouies, David Guetta me fait danser jusqu’au petit matin, Salif Keita m’apaise, Placebo m’inonde, Edith Piaf me fait frissonner, Vivaldi me donne vie, les Cranberries signifient tellement, les voix d’Angus et Stone m’emportent au loin, Les Clash me font voyager dans les bas fonds anglais, je me sens mauvaise avec Eminem, les Beatles me rappellent mes classiques, Marilyn Manson me controverse avec joie, et tant d’autres ont de l’emprise…
Pourtant aujourd’hui c’est de folk dont je veux vous parler, ce folk mi-americana, mi-indie, mi-country, celui qui sent bon l’harmonica, les éperons de cowboys et les guitares séches. J’aime les musiques qui respirent leur lieu d’origine, qui sentent l’histoire d’un pays et j’aime qu’elles me transportent dans des contrées lointaines. Des musiques assez incroyables que même les yeux ouverts, je peux sentir que je m’envole vers d’autres cieux. Battleme, Dylan, Young, les Band of Brothers, tous ces songwriters d’hier et d’aujourd’hui résonnent en moi sans cesse. Ils fleurent l’Amérique profonde et l’essence même de leur histoire. Diversifié et mélé habilement comme ses propres racines, le folk est affaire de moeurs et je peux voir facilement se dessiner les grandes plaines du centre, les déserts burinés, des road-trips cheveux au vent, les villes fantômes de la grande dépression, le coeur de ce pays. Comme chantait Neil Young rock n’ roll will never die et avec eux l’Amerique aussi ne mourra jamais. Fermez les yeux, cliquez sur un album, faîtes le vide, respirez les accords, vous êtes déjà là -bas…….
Edit : Sur ses airs de musique pendant votre weekend, n’oubliez pas de laisser un commentaire sur l’article précédent pour tenter de gagner le headband feuilles de la créatrice du Bazar Exquis…c’est ici ou juste en-dessous. Bon weekend !
La chanson d’amour
14 novembre 2011 • Posté par tribulate • Dans Je PHILOSOPHE
Il y a des chansons qui marquent. Elles marquent une époque que l’on aurait aimée plus longue, un souvenir trop vite passé, des rires gravés dans le marbre de l’amitié, une époque révolue ou encore une rencontre chanceuse.
Elles ont un sacré pouvoir, un peu inexplicable, qui fait qu’au seul son des deux premières notes tout revient comme un boomerang que l’on ne saurait contrôler. Un flot d’émotions pas croyables qui fait frissonner le dos et hérisser les cheveux. Alors l’instant d’un moment tout s’arrête et la machine à remonter le temps fait son travail. Il ne reste plus qu’à fermer les yeux et apprécier ce doux cadeau de moments joyeux qui resurgissent ou à penser avec mélancolie à certains regrets qui peuvent hanter.
La chanson d’amour a son histoire et chacune de celles-ci ont été le témoin de MA propre histoire. Elles me ramènent toutes vers des souvenirs qui dès fois se sont dilués sans prévenir mais qui ont eu un sens à un moment donné. Elles m’ont accompagnées lors de moments précieux ou même dans des histoires douloureuses. Certaines seront même à jamais assimilées à un être cher et chaque fois qu’une de ses notes retentira, le visage se formera à nouveau droit dans les yeux et parfois au fond du coeur.
J’aime les chansons d’amour, non pas que je sois romantique, mais j’aime la force qu’elles ont à réitérer les émotions et à nous ramener à des moments que l’on croyait complètement perdus. La nostalgie devient alors positive et presque belle.
J’entends encore la douce voix de Dido, je me vois toujours emportée par la fougue de Vivaldi ou dans le train de Bashung. Damien Rice m’émeut toujours autant et « La fille du nord » me rappelle souvent à moi-même…moi, postée là , à attendre dans le froid glacial des gares anglaises.
Un peu comme des écrits, la chanson, quelqu’elle soit, retrace toujours un peu de soi.
Moby – One of these mornings
Aaron – U-Turn
Janis Joplin – Kozmic Blues
Edith Piaf – Mon Dieu
Iron & Wine – Flightless songbird
Coldplay – Violet Hill
Paul Young – Now I know what made Otis blue
Alain Bashung – La nuit je mens
Damien Rice – The blower’s daughter
Asaf Avidan & the Mojos – Weak
Sol en Si – Francis Cabrel et Jean-Jacques Goldman – La fille du nord
Angus & Stone – I’m not yours
Vivaldi – Les 4 saisons – Inverno
John Lennon – Jealous guy
Dido – Here with me













>